49er : Lili Sebesi en medal race parmi les meilleures mondiales !

49er : Lili Sebesi en medal race parmi les meilleures mondiales !

Posté dans : Actus-News, Lili Sebesi

Lili Sebesi, sportive en 49er soutenue par la Nautique, vient de courir la dernière worldcup de Weymouth et nous raconte son expérience…


 

« Ça y est, nous voilà remises de nos émotions et nous allons pouvoir vous raconter les moindres détails de notre Worldcup, la dernière de la saison.

Qu’est ce qu’on s’est fait plaisir à naviguer devant de la flotte d’une medal race ! 🙂

C’est tout un rituel où la pression a le temps de monter puisqu’à terre, les medals races des autres séries qui ont lieu avant nous sont diffusées sur écran géant, devant nos yeux et les podiums s’enchaînent dès leur retour à terre.

Jauge, collage de nouveaux stickers avec le numéro de notre position avant la medal, positionnement des bateaux sur un tapis dans l’ordre du classement pour les médias… Les anglais font ça particulièrement bien pour que notre sport soit de plus en plus médiatisé !

On s’échauffe doucement en restant dedans mentalement, on attends l’envoi du pavillon D qui nous permet de mettre à l’eau 30 minutes avant notre départ.
 

La brume arrive soudain, mettant une ambiance particulière, et le vent rafraichit forcit légèrement. On re-règle au dernier moment pour être sur la bonne gamme de réglage. Ça nous met un peu en speed mais on garde la tête froide et on se positionne rapidement. Pendant qu’Albane a la tête dans le bateau à re-régler, je valide mes observations précédentes : une bouée au vent encore dans un vent plutôt « gauche », influencé par ce qu’on appelle un « effet de site » ; le vent est dévié par la côte située à gauche de la bouée au vent.

Du coup, dans ces configurations de vent, c’est un projet « fort à gauche  » sur le bord de près, qui implique un projet fort de départ au niveau du bateau « viseur », c’est à dire à l’extrémité gauche de la ligne!
Avec Julie, nous avions déjà eu deux expériences de départ viseur qui s’étaient mal passées car nous n’avions pas réussi à le passer sans le toucher. Car si le vent est très gauche, il est dur de forcer le cap pour passer le mouillage.

Mais je ne me démonte pas pour autant et le gain est trop fort pour ne pas le tenter.

La néo-zélandaise à mon vent fait un « double-virement » qui permet de gagner un peu au vent, et à peine elle enclenche sa manœuvre, on accompagne, pour grapiller quelques précieux mètres qui nous permettront de passer ce viseur sans difficulté.

Et ça y est, les dernières secondes avant le top sont égrainées par Albane : 5, 4, 3, 2, 1, TOPPP! On lance et ça le fait! Nous voilà parties avec le meilleur départ de la flotte du bon côté!

La suite, elle s’enchaîne plutôt comme on l’avait observée, anticipée et construite : un effet de site à gauche qui nous permet de garder la tête dès qu’on se mettra en bâbord pour aller à la bouée.

On enroule donc cette première bouée au vent en tête, on envoi le spi et c’est là que ça se complique un peu.

La néo-zélandaise, qui avait réussit à créer un peu de latéral sous le vent, empanne en même temps que nous, toujours dans l’optique de nous « boiter » (prendre notre vent) et elle y arrive malheureusement très bien. Le manque d’heure de technique se fait un peu sentir : « On ne peut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tuée ». 

La suite est donc un peu difficile. L’enroulée sous le vent ne se passe pas super bien mais on ne se laisse pas démonter et ça repart de là. On continue ce 2ème bord de près avec toujours le bon projet, on enroule la bouée au vent à la 5ème position pour ne plus la lâcher jusqu’à l’arrivée.

Malheureusement, la Canadienne qui nous talonnait au classement général de 4 points finit 3ème juste devant nous. Et comme les points de la medal race sont doublés, nous finissons à égalité de points au classement général. Mais la Medal Race est la dernière manche qui permet de départager des égalités.

Nous finissons donc 10ème de cette Coupe du Monde de Weymouth!

Un résultat super encourageant, qui récompense pas mal d’effort et qui on le répète, n’est que le début de l’histoire.

Car après seulement 3 mois d’association et relativement peu d’entrainement par rapport à ce qui se pratique à ce niveau, on n’a pas honte de dire qu’on est assez fière de la façon dont on a navigué! Nuos mettons tout en place pour montrer qu’en peu de temps, il y a moyen de rivaliser avec les meilleures équipières du circuit!

Peu importe notre parcours, ce qui compte c’est toujours la motivation et le mental infaillible, la capacité à rester à deux dans tous les moments, durs comme bons, et là-dessus nous avons été au top!

Ça fait plaisir de voir que l’entraineur des Suédoises, un anglais plutôt très bon, et pas mal d’entraineurs français nous ont félicités! 

Et lire tout vos encouragements et mails de réponse c’est toujours trop bon pour le moral. 🙂

Maintenant, place à quelques jours de récup avant de reprendre un stage Equipe de France sur lequel nous sommes invitées dès Dimanche à Marseille.

Au programme de cet été, beaucoup, beaucoup d’entrainement pour rattraper au plus vite notre retard technique.

 

A tout bientôt,

Lili & Albane

 

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